Fondateur et Premier Directeur Général de L’INPED

J’ai le plaisir de m’adresser  une nouvelle fois au personnel de l’INPED et aux lecteurs de son bulletin pour, cette fois-ci, faire part de mes observations sur les évolutions actuelles qui caractérisent à la fois l’Institut et ses domaines d’intervention.

Je veux d’abord me féliciter du développement continu de la « force de frappe » de l’Institut dans la formation lorsque on observe le nombre, la diversité et la consistance de ses programmes. Ce sont là des indices révélateurs de sa capacité à défendre une position dominante sur le marché de la formation et du perfectionnement en gestion, avec sa consolidation dans les programmes traditionnels et son adaptation à la demande par la création de nouveaux cycles.

Je veux ensuite constater avec beaucoup de satisfaction le renouveau de la fonction d’Etudes qui amorce depuis peu un réel essor. Là aussi, l’INPED a montré qu’il a su jouer avec ses ressources propres et son image pour développer un réseau d’expertise et de partenariat solide, la clé de tout bureau d’études performant et s’inscrivant dans la durée.

 J’observe aussi avec beaucoup d’émotion, nostalgie oblige, les améliorations du cadre physique de travail qui donnent peu à peu à l’Etablissement un nouveau  » look « , avec des installations plus fonctionnelles et modernes.

C’est encore pour moi le signe d’une cohérence totale entre tous les changements en mieux qui caractérisent cette période de vie de l’Institut.

Le quarantième anniversaire de l’INPED, l’âge de toutes les ambitions coinside avec la réception prochaine du nouveau bloc pédago- administratif en plus de la salle de conférences entièrement rénovée, symbole d’une autre ère qui commence Ceci dit, je voudrais faire partager l’impression générale que me donne aujourd’hui l’INPED.

Je le vois en train de vivre une seconde phase de création et de forte croissance après celle des années 70. Cela dans un pays lui même engagé dans un processus de développement tous azimuts qui rappelle à bien des égards cette décennie passée. Mais aujourd’hui c’est avec la nouvelle organisation économique, la diffusion des techniques de l’information et de communication et l’ouverture sur l’extérieur. Comme dans son passé, l’Institut actuel semble décidé à s’inscrire dans ce mouvement. Et ses domaines d’intervention le prédisposent favorablement.

Car l’Institut est présentement au coeur d’un besoin qui n’a jamais autant révélé sa force. Le besoin du pays en capacités de formation, d’études et de réalisation qui apparaît, dans ce contexte exceptionnel, sans contraintes financières, dans lequel le pays vit présentement, comme le seul facteur limitant du développement. Qu’on songe au Plan de soutien à la croissance qui prévoit plus de 50 Milliards de $ d’investissements et aux milliers de projets correspondants qu’il faut étudier et réaliser en 5 ans. On pense aux capacités étrangères.

Mais elles mêmes demandent à être accueillies, suivies et contrôlées. Ce qui ne peut l’être que par une base de compétences nationales suffisante. Creuset de ces compétences parmi les plus en vue du pays, l’INPED a bien cette chance de vivre une opportunité aussi rare. Je crois qu’il a pris conscience de la chance et qu’il a saisi l’opportunité.