les lundis de la COMPÉTITIVITÉ 

Les Lundis de la Compétitivité

Sous la conduite de Madame Fouzia OSMANI, Directrice Générale de l’INPED, intégrés dans les cursus pédagogiques dispensés au profit des stagiaires de l’INPED, les « Lundis de la Compétitivité » sont des conférences dédiées  à des  thématiques d’actualité, touchant aussi bien au management, à la formation, aux ressources humaines, à l’innovation et à la compétitivité, à l’intelligence économique, à la veille stratégique … Ces conférences sont assurées par des experts et spécialistes de renom.

Conférence N°11 

Thème de la conférence: Quelques considérations sur le Business Plan de l’entreprise : Positionnement – Projets –  Planification.  A l’invitation de Monsieur Abderrahmane MOUFEK, Directeur Général, l’INPED a accueilli la visite de  Monsieur Jean-Pierre GAYDON, Responsable du Groupe Algérie à l’ECTI, Professionnels Séniors Bénévoles.

L’invité de l’INPED a animé, au cours de son séjour, une conférence intitulée Business Plan de l’entreprise : Positionnement – Projets – Planification dans le cadre des Lundis de la Compétitivité et a témoigné devant les stagiaires et cadres de l’Institut de son riche itinéraire professionnel au sein de grand groupes industriels.

Le conférencier a également répondu aux questions posées par la nombreuse assistance en donnant des réponses puisées dans sa riche expérience de dirigeant d’entreprise.

Pour rappel, l’ECTI est une association, de droit français, à but non lucratif composé de plus de 3000 retraités bénévoles qui souhaitent rester actifs en mettant leurs compétences à la disposition des entreprises et des administrations. Monsieur GAYDON est Ingénieur des Arts et Métiers, ancien cadre supérieur et cadre dirigeant dans le secteur de l’industrie électrique, actuellement Président du Conseil de Surveillance d’une entreprise  française spécialisée dans les systèmes électroniques.

Conférence N°10

Objet : « Lundis de la Compétitivité »

Le programme de l’animation scientifique pour l’exercice pédagogique 2010 décliné sous l’intitulé « les lundis de la Compétitivité », a été clôturé le lundi 26 juillet 2010 par une conférence débat dédiée au thème « Communication Corporate et Stratégie d’Entreprise : Quel avantage concurrentiel ? » 

Animée par le professeur Mohamed KACEM, Consultant Sénior à l’INPED, Formateur consultant en Stratégie Marketing (MBA – UQAMM – Montréal), cette rencontre a constitué une occasion opportune pour cerner l’importance du choix d’une politique de communication intégrée pour l’entreprise soucieuse de son image de marque, donc de sa pérennité dans un environnement hypercomplexe.

Ainsi, le conférencier s’est montré persuasif quant au rôle primordial  de cette politique en ce qu’elle « engage l’entreprise en tant que système d’information et de décision dans son milieu. Elle concerne les échanges d’informations qui lui permettent de fonctionner en tant que système et de se positionner dans son environnement. »   

Un impératif d’ailleurs clairement reproduit dans l’abstract du conférencier qui indique que : « la Communication Corporate ou communication d’entreprise, regroupant trois formes majeures de communication (la communication managériale, la communication marketing et la communication organisationnelle), conduit à gouverner l’image de l’entreprise comme une variable stratégique de développement.

Messieurs Abderrahmane MOUFEK, Directeur Général de l’INPED et Boualem CHILI, Directeur des Enseignements et du Perfectionnement n’ont pas manqué de mettre à profit cette occasion  pour délivrer à l’assistance, opportunité oblige, un message, inspiré de la communication institutionnelle, autour des objectifs visés par le projet de transformation de l’INPED en Grande école de Management ( INPED Executive Business school ). 

Conférence N°10

Thème de la conférence : Comment réussir un partenariat ?

Auteur : Mahfoudh DERGHOUM, Professeur, formateur consultant à l’INPED

Résumé : La salle de conférences de l’INPED a accueilli le lundi 24 mai 2010 une intervention de Monsieur Mahfoud DERGHOUM, Formateur – Consultant à l’Institut, intitulée « comment réussir un partenariat ».

Cette rencontre à laquelle ont pris part de nombreux stagiaires, en particulier ceux du Diplôme de Perfectionnement en Gestion des Entreprises (DPGE) – produit phare qui n’a eu de cesse de rehausser le Prestige de l’INPED – a permis d’aborder les multiples approches pour aboutir à la conclusion d’un partenariat adapté à chaque situation avec, en arrière plan le principe cardinal de l’effet «gagnant gagnant », sans lequel la logique partenariale, sera fatalement soldée.

Après avoir posé les préalables et esquissé les principales voies de recherche en direction d’un tel principe, Monsieur DERGHOUM  s’est interrogé sur le pourquoi du partenariat qui, selon lui, constitue une réponse aux exigences imposées par les mutations de l’environnement et l’inéluctable ouverture sur le marché.

La conférencier s’est ensuite appesanti sur les voies et moyens de parvenir à la conclusion du partenariat idéal qui supposent la satisfaction d’un certain nombre de conditions (définition des objectifs stratégiques, ambitions de la part de l’entreprise locale, identification des facteurs clés du succès, le chek list, méticulosité dans l’établissement du cahier des charge, etc.…)

La conférence qui s’est déroulée de 09h à 12h30 a été suivie d’un riche débat auquel ont activement participé les stagiaires

Messieurs Abderrahmane MOUFEK, Boualem CHILI et Mourad HADJOUT respectivement, Directeur Général de l’INPED, Directeur des Enseignements et du perfectionnement et formateur consultant dans la même institution, sont intervenus, tour à tour, pour impulser le débat notamment autour de questions sensibles telles que : « le management en tant que force d’affrontement de la complexité », « la notion de partenariat perpétuel », et « la fragilité du partenariat face aux inégalités du développement . »

Conférence N°9

Titre de la conférence : « La Dimension Culturelle du Management »

Auteur : Rabah REGHIS, Chef du DSOSH

Résumé : La salle de conférences de l’INPED a accueilli, le lundi 10 mai 2010 une intervention de Monsieur Rabah REGHIS, Responsable du DSSOH (INPED),  intitulée  «  La Dimension Culturelle du Management ».

Intervenant en premier, en sa qualité de modérateur, Monsieur Boualem  CHILI, Directeur des Enseignements et du Perfectionnement (DEP) a, brièvement, situé la place et la portée «de  l’inter culturalité dans l’élaboration des stratégies d’organisation surtout avec la multiplication des actes de délocalisation au niveau des pays émergents. »

Le conférencier, Monsieur Rabah REGHIS dont il faut, au passage, souligner, la disponibilité et la bonne volonté à s’associer avec dévouement au programme d’animation scientifique élaboré par l’INPED, puisque à ce jour, il a, en moins d’un an, animé deux rencontres et mis en exergue  «  l’importance du management interculturel qui est en passe de supplanter l’approche managériale traditionnelle.

Pour ce faire, Monsieur REGHIS a, auparavant, cadré les éléments du débats esquissés à travers le triangle : Enseignant – Apprenant – Institution aspirant respectivement à améliorer ses techniques pédagogiques, recueillir des opportunités de recherche et constituer des packages pour aller à la conquête du maximum de clients. Quant à l’entreprise, elle doit engranger toutes ces dispositions à l’effet de prendre des parts de marché par le biais de la délocalisation qui, elle, exige un investissement dans l’espace culturel.

Partant du fait historique national  Monsieur REGHIS a précisé que l’économie algérienne est passée par trois phases, la première marquée à l’indépendance, suite au départ massif des colons, par  une culture de solidarité nationale, la seconde ( entre 1967 et début 1980) par un modèle de gestion dirigiste et la troisième (à partir de 1990) par une démarche restructurante visant à rendre plus performante les entreprises algériennes.

La conférence a été suivie d’un riche débat. L’assistance a, entre autres, appris de Monsieur CHILI que « les meilleures écoles solidement installées dans les nouveaux grands marchés offerts par les pays émergents ( Inde, Pakistan, Indonésie),sont celles qui ont mis en avant le principe cardinal de l’inter culturalité .» 

Conférence N°8

Thème de la conférence : « les fondamentaux du management et les grands axes du projet de transformation de l’INPED en Grande Ecole de Management (Business School) »

Auteur : Abderrahmane MOUFEK, Directeur Général de l’INPED

Résumé: Le programme d’animation scientifique de l’INPED lancé, le 25 mai 2009, à l’initiative de Monsieur Abderrahmane MOUFEK, Directeur Général, sous l’intitulé « les lundis de la compétitivité » vient,  tout récemment, de s’enrichir d’une autre variante de rencontres- débats déclinée sous le vocable : « les passerelles du management.» 

Une telle variante ambitionne, au même titre que « les lundis de l’INPED », d’offrir aux stagiaires, un moyen de conforter leurs connaissances au-delà des cursus pédagogiques avec, cependant, cette particularité d’aller à la conquête de thématiques bien ciblées. Celles-ci seront orientées – avec l’association d’experts en mangement, comme l’a confié Monsieur MOUFEK- « sur des opportunités pragmatiques répondant essentiellement aux sollicitations les plus urgentes de la dynamique managériale. Parmi ces sollicitations on peut citer l’impératif du CHANGEMENT qui interpelle l’entreprise face à une mondialisation qui ne s’accommode d’aucune sorte d’atermoiement. » 

C’est d’ailleurs dans cet esprit que Monsieur le directeur Général de l’Institut a tenu à inaugurer cette nouvelle approche dans l’animation scientifique par un brûlant sujet d’actualité à savoir : « l’entreprise face au changement.» 

De l’avis des stagiaires des cycles intensifs (DPGE, DESG, DGUD) et des participants au Master QSHE qui y ont pris part, « cette initiative amorcée en guise de coup d’essai, a, incontestablement, été payante  dans la mesure où, en plus d’avoir été captivante et persuasive, elle nous a fourni la compréhension  des arcanes les plus laborieuses abritées, notamment, par les techniques du Top Management.» 

Ainsi, et après avoir déroulé, dans un style très attractif –  puisque ponctué de métaphores scientifiques bien appréciées par l’assistance –  les incontournables étapes conduisant à l’impératif  du changement « pour parvenir à la finalité vitale de la compétitivité », l’orateur a mis à profit cette occasion pour présenter à l’assistance le projet « INPED Business School ».  

A ce propos Monsieur MOUFEK a confié aux participants que « ce projet a atteint, présentement, un stade appréciable de maturation et nous espérons le mettre en œuvre dans un avenir plus ou moins proche et nous serons fiers de vous accueillir en tant que vivier inaugural pour les formations de haut niveau qu’il dispensera avec un encadrement de niveau international. »  

S’inscrivant en droite ligne de la stratégie industrielle élaborée par le MIPI, ce projet mis sur rails depuis janvier 2009, sera, précisera encore Monsieur MOUFEK, « concrétisé dans sa première phase par un judicieuxpartenariat avec Grenoble Ecole de Management (GEM). »

« Ce projet de Business Executive School ambitionne de s’insérer dans un partenariat international d’excellence », a souligné à ce propos le Directeur Général de l’INPED qui a ensuite énumérer les éléments justifiant  un tel choix et qui sont : les besoins considérables en RH, l’absence ou le manque au sein des entreprises algériennes de capacités managériales avérées, la présence d’une concurrence féroce, la faible compétitivité de nos entreprises, etc. .. 

Les formations phares devant constituer l’essence de l’INPED Executive Business School sont représentées par les Masters of Business Administration en version executive (Part time) et intensive (full time). 

Ces formations, par ailleurs très valorisantes, visent à transformer la vision du Management par rapport aux exigences internationales et doter nos dirigeants d’entreprises de capacités de décideurs avérées.

Conférence N°7

Thème de la conférence : « La Formation Supérieure et sa Relation avec le Monde Productif » par le Professeur Djoudi MERABET, Recteur et Directeur de Recherche, Université  Abderrahmane MIRA de Béjaia .

Résumé: « Aucune entreprise ne peut plus se suffire à produire, fusse avec la meilleure qualité possible. Pour survivre, elle doit innover sans cesse. Elle doit penser Monde ; elle doit anticiper l’arrivée sur son marché de compétiteurs venus de très loin. Elle doit être flexible, agile, innovante et neuronale. »  A la lecture de cet extrait de l’abstract introduisant le thème de sa conférence, on peut mesurer l’importance l’ampleur et l’ambition  de la réflexion du chercheur universitaire dans cette sorte de quête civilisationnelle  pour l’avènement d’une formation supérieure articulée à une complémentarité harmonieuse et mutuellement payante avec le monde productif.

S’agit-il d’un vœu pieu ou d’une sollicitation  à la gageure ? D’emblée, le Professeur MERABET a mis à l’aise l’assistance, en s’interdisant toute fanfaronnade sans pour autant se priver du rêve « de pouvoir emprunter des stratégies nouvelles, osées, entreprenantes avec des efforts partagés et renouvelés pour arriver à bout des difficultés à s’adapter à un environnement en perpétuel changement. » S’arc- boutant , d’entrée sur un certain nombre de réalités faisant, entre autres, état de faits selon lesquels, la connaissance n’est pas suffisante pour permettre aux jeunes d’accéder aux postes clés, que les diplômés éprouvent souvent des difficultés à transformer une idée innovante en projet et que la formation supérieure s’est longtemps confinée dans une préoccupation dédiée exclusivement à l’enseignement supérieur, le Directeur de Recherche à l’Université de Béjaia, s’est appliqué à mettre en valeur les vertus du « vivre ensemble .» Un « vivre ensemble » couplé aux relations de recherche, d’enseignement et d’apprentissage. A cet égard, le Professeur MERABET a rappelé que « l’innovation est, aujourd’hui, le véritable avantage concurrentiel. »

Pour illustrer cette vertu qui, révélera-t-il, a été appliquée avec succès par l’entremise du système LMD, au niveau de l’université de Béjaia  (en rapport étroit avec l’environnement productif  et en relation avec pas moins de 25 universités étrangères), le conférencier s’est longuement appesanti sur la nécessité de s’accoutumer, constamment, à la culture entreprenariale à l’effet « d’enseigner autrement » et « d’apprendre autrement ».Conjuguer initiative, autonomie, création et innovation  et, au final, libérer l’individu. Le rendre autonome, le responsabiliser.

Selon le Professeur MERABET la réussite de l’ouverture de l’université de Béjaia sur le monde productif et la société a été rendue possible grâce, justement, à l’implication de l’ensemble de ces paramètres. Performances, adaptation au marché de l’emploi, garantie de l’égalité des chances, insertion dans une dynamique de coopération internationale et… une quête inlassable pour exhumer du fin fonds de l’histoire les trésors de la bonne gouvernance légués par nos illustres ancêtres.Inviter l’histoire, le Recteur de l’Université Abderrahmane MIRA, s’est prêté avec beaucoup de bonheur et pour le plus grand plaisir de l’assistance à cet exquis exercice consistant à susciter le concours de puissants atavismes reproduits par le passé multimillénaire de la lumineuse Bga’yet. Il a, à cet égard évoqué, pèle mêle, les moments forts de ce passé : le règne de Juba II (300 ans avant JC), l’installation au 12ème siècle d’un des plus puissants comptoirs du pourtour de la Méditerranée, la fondation de l’université de Sidi Daoud qui outre sa fréquentation par près de 3000 femmes, accueillait un nombreux auditoire d’étudiants y accourant depuis la vieille et médiévale Europe et la grande leçon d’humilité et de tolérance offerte par le penseur chrétien Raymond LOUL (1273), auteur de l’ouvrage intitulé « la dispute », dans lequel sont vantés ( alors qu’il avait été emprisonné dans une grotte du Cap Carbon), les vertus du dialogue enclenché grâce à une marche scientifique à laquelle ont pris part de nombreux intellectuels et notabilités de la région pour y associer, indirectement, les gouvernants de l’époque.

Retournant aussitôt au présent, le Professeur MERABET a mis en évidence la portée stratégique de l’objectif consistant à opter pour « un référentiel fort pour bâtir l’avenir en comptabilisant et en partageant l’intelligence, en fertilisant les compétences.» Pour le cas de l’université de Béjaia, une telle fertilisation s’est traduite par une forte externalisation de cette dernière dans la mesure où pas moins de 320 compétences étrangères gravitent autour d’elle

Avec une accumulation d’avoirs financiers qui sont passés au bout de trois ans de 4,2 milliards de dinars à 22 milliards de dinars.    

En optant, sans complexe, pour le système « Licence, Master, Doctorat » (LMD), l’Université de Béjaia a, confiera-t-il,  réussi, quelque part, à traduire ce triptyque autrement en lui donnant le sens de « Liberté, Modernité, Démocratie ». Tout un programme ! L’université de Béjaia dispose, aujourd’hui d’enviables passerelles sur le monde productif avec à la clef, le « club : Université, Collectivités locales, Entreprises » et le « Forum de l’université de Béjaia, à la faveur desquels, pas moins de mille (1000) actions concrètes sur la recherche scientifique ont été lancées, « sans la moindre subvention de la part de l’institution publique (l’université)».

Captivante à plus d’un titre, cette conférence a donné lieu à un riche débat auquel ont participé les cadres et stagiaires de l’INPED. Elle a donné également l’occasion au Directeur Général, Monsieur Abderrahmane MOUFEK, de paraphraser le Professeur MERABET en disant, «la personne qui ne rêve pas n’a pas d’avenir »pour ensuite exposer à l’assistance les grands axes du projet de transformation de l’INPED en Grande Ecole de Management mis en œuvre depuis janvier 2009

Conférence N°6

Intitulé de la Conférence : « Le Management Stratégique des Ressources Humaines » 

Résumé : « Les Ressources Humaines ont, dans un passé plus ou moins récent, constitué le parent pauvre de la gestion de l’entreprise alors qu’en réalité, le développement et les performances des premières, sont fondamentalement subordonnées à la vigueur et à la croissance de la seconde », c’est par cette évidence que le conférencier, Hocine HASSISSI *, convié par l’INPED pour animer, le lundi 15 février 2010, une rencontre autour du thème : « Le Management Stratégique des Ressources humaines », a interpellé les nombreux stagiaires et cadres de l’Institut sur l’importance et la portée des aspects humanistes dans l’acte de gestion.

Ces aspects, dira-t-il, «ont été, quelque part, soldés, chez nous, par une accumulation de vicissitudes ayant engendré une suprématie pénalisante des aspects idéologiques sur le pragmatisme économique et les lois du marché, au point d’empêcher les entreprises algériennes de se projeter dans l’avenir. » Dès l’entame de son approche, Monsieur HASSISSI a tenu à cadrer son intervention à travers un certain nombre de principes incontournables à satisfaire pour entreprendre un management stratégique des ressources humaines.

A cet égard, insistera- t-il, une stratégie en matière de gestion des RH doit, nécessairement, porter sur le long terme. Plus prosaïquement, a-t-il souligné, « la fonction RH doit impérativement se  comporter en tant que mécanisme pourvoyeur de solutions s’inscrivant dans la stratégie de développement de l’entreprise. ». Voir plus loin que l’actuel, disposer d’éléments d’analyse constamment mis à jour (la mondialisation est loin d’être une vue de l’esprit, puisqu’elle a pris naissance, pratiquement, avec l’avènement du colonialisme), maîtriser l’environnement dont le manager et l’agent ordinaire en font, directement et intimement,  partie, sont, entre autres, selon le conférencier, les premières clefs à actionner dans la mise en œuvre du Management Stratégique des Ressources Humaines. Au pire, et à défaut de disposer de telles clefs, il faut, dira Monsieur HASSISSI, avec une conviction non feinte, « se projeter dans l’avenir, même avec  des incertitudes car, la pire des expectatives c’est de manquer de courage dans la prise de décision allant dans le sens du changement et de l’épanouissement de l’entreprise et au final, celui de l’homme. »

Intervenant à l’issue d’un riche débat pour remercier, comme le recommandent les usages, son illustre hôte, Monsieur Abderrahmane MOUFEK Directeur Général de l’INPED, n’a pas manqué, à son tour, de fournir un pertinent éclairage sur le thème de la conférence en s’attardant sur le caractère sensible de la gestion des RH.

D’emblée, il révélera, à travers le cas de l’institution qu’il manage : «une telle gestion, exige un méticuleux redéploiement de l’élément humain, d’autant plus que les anachronismes les plus criants, transparaissent à travers une inadéquation des profils de compétences avec les nouvelles missions de l’institution (Business school) et un sureffectif déstabilisateur.»

Usant d’un certain pragmatisme dialectique, Monsieur le Directeur Général a estimé en substance que « les managers n’ayant pas pour mission de se plaindre, il y a lieu d’imaginer les transformations de tous ordresque requiert, à long terme, la survie de l’entreprise et, dans le même temps, rompre avec l’attitude consistant à tenir des discours faussement sociaux ; parler vrai et direct, agir et assumer ses décisions et ses actes dans le cadre d’une stratégie de formation des RH ciblant la compétitivité. »

En conclusion, et pour abonder dans le même sens que Monsieur HASSISSI, Monsieur MOUFEK confiera : «c’est, pour nous, la ligne directrice autour de laquelle l’INPED doit concentrer  ses énergies et ses intelligences. »

 * Formateur Consultant Expert à l’INPED, ex- DG de l’INPED, ex-DG de l’INIM

Conférence N°5

 Le programme de l’animation scientifique, à l’INPED, pour l’exercice pédagogique 2010, a été entamé par la tenue, le Lundi 25 janvier, à, la salle de conférences, d’une rencontre débat autour de la problématique de la formation .  Animée par le Professeur Mourad HADJOUT, un des doyens les plus en vue de l’encadrement pédagogique de l’institut, cette rencontre axée sur le thème générique : « le carré pédagogique : un gage de réussite pour une action de formation où tous les acteurs sont gagnants », a drainé un nombre appréciable de stagiaires et de cadre de l’institut à leur tête, Messieurs Abderrahmane MOUFEK, Boualem CHILI, Nora IBERSIENE et Rabah REGHNIS respectivement,  Directeur Général, Directeur des Enseignements et du Perfectionnement (DEP) et Chef de Département Gestion de la Relation Client (DGRC) et Chef de Département de Management des Organisations et des Ressources Humaines (DMORH).

Selon le conférencier l’opportunité du choix d’un tel thème est des plus évidente dans la mesure où, l’image du carré encadré par les acteurs que sont, le stagiaire, le formateur, l’institution de formateur et l’organisme client, renvoie à un schéma extensif des caractéristiques que doit, nécessairement, réunir chaque élément de la « figure » avec au final et à la faveur d’une réelle confluence des synergies, une quasi adéquation entre les résultats et les objectifs des programmes de formation,

Le professeur HADJOUT a, par ailleurs, mis en évidence la portée de l’acte d’évaluation de la formation sans laquelle on ne peut, estime-t-il, améliorer les performances et se rapprocher de l’idéal de l’efficacité.

Un tel impératif a , au cours du débat, donné prétexte à Monsieur MOUFEK de proposer, dans le cadre de l’animation scientifique, de débattre « des normes inhérentes à l’émergence de l’INPED en tant que Grande Ecole de Management ».

Conférence N°4

Intitulé de la conférence : « La formation professionnelle comme déterminant de la performance dans les organisations. »

Résumé : Animée par Mme Fahima CHELGHAM, Chef du Département  Sciences de l’Organisation et Sciences Humaines  (DSOSH), le lundi 07 décembre 2009, à la salle de conférences de l’INPED, cette rencontre-débat, judicieusement valorisée par les orientations de Monsieur Boualem CHILI, Directeur des Enseignements et du Perfectionnement (DEP) –  intervenant en tant que modérateur – a eu le mérite de drainer une importante assistance essentiellement composée, des stagiaires en master marketing,  en Qualité, Hygiène, Sécurité et Environnement (QHSE), et dans le Perfectionnement de la Gestion des Entreprises (DPGE).

Le recours à une présentation du contexte articulé autour, notamment, de la problématique de la formation en Algérie, des constats et de l’analyse de l’existant, a permis à la conférencière d’interpeller les présents – dont la plupart aspirent à devenir des managers créateurs de performances– sur la nature des objectifs poursuivis par l’entreprise.  

Outre le contexte économique et organisationnel, l’animatrice de la rencontre, s’est attardée sur la dimension humaine de la formation continue par rapport aux attentes et aspirations des salariés. Pour ce faire, ses propositions sont parties du postulat de base selon lequel, « les compétences humaines sont au cœur  de la performance, pour des raisons impératives d’intégration du changement. » En effet, soulignera-t-elle, la formation intervient dans une logique prospective à la faveur de laquelle, l’impératif d’ajustement dans la formation doit être articulé à la nécessité d’une véritable ingénierie de la formation.

In fine, Mme CHELGHAM a mis en relief l’aspect primordial de ce processus, à savoir, l’identification  du besoin de formation et son aboutissement, la performance.

Monsieur CHILI a, par ailleurs, mis à profit l’occasion de cette conférence pour esquisser brièvement un état des lieux de la formation en Algérie qui, a-t-il souligné, demeure quelque peu en deçà des espérances, en particulier dans le domaine du management moderne, ce qui offre aux institutions spécialisées en la matière et, en particulier, l’INPED, de substantielles parts de marchés qu’il convient, a-t-il confié « de conquérir en opérant le choix de la performance et de l’excellence. »

Conférence N°3

Le programme d’animation scientifique de l’INPED, pour l’exercice pédagogique 2008-2009, a été clôturé le lundi 20 juillet 2009 par une conférence ayant pour thème : l’entreprise face au changement, animée par Monsieur Abderrahmane MOUFEK, Directeur Général de l’Institut.Coïncidant avec l’approche de la période de relâche de l’INPED, cette rencontre est venue à point nommé, interpeller l’assistance composée essentiellement de stagiaires appartenant à des entités industrielles, sur la complexité des modes opératoires devant conduire l’entreprise à l’inéluctable changement pour s’adapter aux réalités très exigeantes du marché. 

Dans cet esprit, le conférencier, a, à l’aide d’une approche dialectique, mis en évidence, la nécessité impérieuse pour l’entreprise, et pour l’Etat en premier, de s’impliquer dans la dynamique d’un tel changement pour éviter les travers générés par, entre autres, l’absence, du travail en groupe (team work), de l’esprit de leadership et du partage des connaissances (knowledge management).Pareille implication, soulignera par ailleurs, Monsieur MOUFEK, est fondée sur des facteurs clés – fondamentalement immatériels – orientés vers le succès à savoir, la communication, l’innovation, la recherche et développement (RH), la formation, la qualité, la maîtrise des NTIC, etc.

Conférence N°2

La deuxième conférence organisée dans le cadre de  l’animation scientifique (Les Lundis de l’INPED) du  même thème générique qui a inspiré la première  rencontre animée par le Professeur Rabah REGHIS, à  savoir la compréhension de la crise financière  mondiale, a offert aux stagiaires de l’INPED une opportunité de choix pour s’imprégner de manière plus  pragmatique des tenants et aboutissants de ce  « tsunami » qui a pris de court les institutions mondiales les plus aguerris en matière d’anticipation  économique.

En effet, la conférence animée, en duo, le lundi 29 juin  2009 à l’INPED par  Messieurs Rachid BOUDJEMAA et Nasser BOUYAHIAOUI respectivement, Professeur à l’Ecole Nationale d’Economie et des Statistiques Appliquées de Ben Aknoun (Alger) et Expert Consultant International en analyse financière, Université  de Tizi Ouzou, a permis par l’heureuse interactivité mise en œuvre par les orateurs d’offrir à l’assistance des approches aisées quant au décryptage de la crise financière mondiale et de ses répercussions sur les économies des pays en développement.

Ainsi, le cas de l’Algérie a suscité auprès des stagiaires un réel intérêt, dans la mesure où les deux émérites intervenants ont tenté de relativiser le point de vue relatif au non impact de cette crise sur le pays. La meilleure parade pour résister aux ondes de choc engendrées par cette crise consiste, ont-ils suggéré, à diversifier les activités économiques en se démarquant progressivement de la suprématie des exportations d’hydrocarbures.

INPED – DEP – Service Animation Scientifique – Décembre  2009